Neurophysiologie · lecture fonctionnelle

Mécanorécepteurs

Les mécanorécepteurs sont des récepteurs sensoriels spécialisés qui détectent les stimuli mécaniques (toucher, pression, vibration, étirement) et les convertissent en signaux nerveux. Ce processus s’appelle la mécanoréception.

Socle scientifique

Dans la peau, plusieurs types de mécanorécepteurs à bas seuil se distinguent par ce qu’ils détectent et par leur vitesse d’adaptation : pression maintenue, vibration, étirement, mouvement des poils. Dans les muscles, les tendons et les articulations, des récepteurs spécialisés (fuseaux neuromusculaires, organes tendineux de Golgi, récepteurs articulaires) renseignent sur la longueur, la tension et le mouvement : on les appelle propriocepteurs.

Les tissus conjonctifs et fasciaux contiennent aussi des terminaisons sensibles à la déformation. Ensemble, ces informations alimentent le toucher, la proprioception et la régulation de la posture.

Lecture Blue Portance / SBNFA™

Dans la lecture SBNFA™, les mécanorécepteurs sont la porte d’entrée de l’information mécanique qui sert à la régulation posturale : pressions, glissements et variations d’appui deviennent des signaux que le système nerveux intègre. Une assise ne « produit » pas cette information ; elle conditionne la façon dont les appuis se répartissent et varient.

Apport à l’analyse de l’assise

L’analyse de l’assise décrit la localisation, la durée et la variabilité des appuis, c’est-à-dire une partie des stimulations mécaniques que reçoivent les mécanorécepteurs. Elle ne mesure pas leur activité.

À distinguer de

Mécanotransduction, réponse cellulaire aux contraintes mécaniques, qui concerne toutes les cellules et non la détection nerveuse ; nocicepteurs, récepteurs des stimuli potentiellement dommageables ; proprioception, sens construit notamment à partir d’une partie des mécanorécepteurs, les propriocepteurs.

Termes liés

Proprioception · Mécanotransduction · Innervation des fascias · Micro-mouvements · Nociception

Sources et portée

Concept scientifique établi. Le rôle précis des terminaisons des tissus fasciaux dans la sensibilité mécanique reste à caractériser.

Pour aller plus loin