Neurodynamique · lecture fonctionnelle

Glissement nerveux

Le glissement nerveux désigne le déplacement d’un nerf par rapport aux tissus qui l’entourent, lors des mouvements des membres, du rachis ou du bassin.

Socle scientifique

Les nerfs périphériques s’adaptent au mouvement : ils se déplacent longitudinalement et transversalement par rapport à leurs interfaces, s’allongent et voient leur tension varier. Ces propriétés sont étudiées par la neurodynamique, notamment par échographie et sur modèles (Topp et Boyd 2006).

Les techniques neurodynamiques de rééducation distinguent des manœuvres qui favorisent surtout le glissement et d’autres qui augmentent la tension (Coppieters et Butler 2008). Les liens entre une réduction du glissement et l’apparition de symptômes restent discutés.

Lecture Blue Portance / SBNFA™

Dans le référentiel SBNFA™, la variation des positions et des appuis fait partie des conditions dans lesquelles les nerfs se déplacent par rapport à leurs interfaces. Aucun effet spécifique d’un dispositif d’assise sur le glissement nerveux n’est établi.

Apport à l’analyse de l’assise

L’analyse de l’assise ne mesure pas le glissement nerveux. Elle observe la variabilité des positions et la mobilité du bassin, qui déterminent la diversité des mouvements dans lesquels les trajets nerveux sont sollicités.

À distinguer de

Glissement fascial, déplacement des couches fasciales les unes sur les autres ; Mobilisation neurodynamique, technique de rééducation ; Tension nerveuse, mise en tension du nerf, distincte de son déplacement ; Adhérence nerveuse, notion clinique qui ne se déduit pas d’un glissement réduit ; Compression nerveuse, contrainte appliquée au nerf par les structures voisines ; Perte de glissement nerveux, traitée dans cette fiche.

Termes liés

Compression nerveuse · Glissement fascial · Innervation des fascias · Micro-mouvements · Nerf pudendal · Tolérance mécanique nerveuse · Variabilité posturale · Fascia endopelvien

Sources et portée

Concept biomécanique et neurodynamique établi ; les liens entre réduction du glissement et symptômes sont discutés. Un glissement réduit ne prouve pas une adhérence, restaurer le glissement ne traite pas une douleur, et les micro-mouvements d’assise ne restaurent pas nécessairement le glissement du nerf pudendal.

Pour aller plus loin