1. Immobilité prolongée et postures statiques
Mécanismes :
Déshydratation de la matrice extracellulaire : L’immobilité prolongée entraîne une perte d’eau dans la matrice, réduisant sa capacité de lubrification et augmentant la viscosité (Langevin, 2016).
Une personne assise 8 heures par jour sans pause développe une raideur fonctionnelle des fascias pelviens, favorisant les adhérences et les douleurs projetées (Stecco, 2015).
Fluage non compensé : Le fluage est la déformation progressive d’un tissu soumis à une contrainte constante dans le temps. En position assise prolongée, les fascias pelviens se déforment lentement, perdant leur capacité de retour élastique (Langevin, 2016).
Donnée clé : Une étude a montré que le fluage devient délétère après 4 heures d’assise continue, augmentant la pression sur les nerfs pelviens (Van der Wal, 2009).
Les sièges dynamiques Aporia introduisent des micro-mouvements qui interrompent le fluage et favorisent la réhydratation de la matrice.
2. Surcharges mécaniques localisées
Mécanismes :
Contraintes répétées : Les postures statiques répétées (ex. : cyclisme, travail de bureau) imposent des contraintes toujours orientées dans les mêmes directions, entraînant une densification des fibres de collagène (Stecco, 2015).
Un cycliste peut développer une névralgie pudendale due à la compression répétée du nerf par des fascias densifiés.
Réponse adaptative excessive : Les fibroblastes, en réponse à une surcharge chronique, synthétisent plus de collagène, ce qui rigidifie le tissu et réduit le glissement (Langevin, 2016).
Les dispositifs Aporia permettent une répartition optimale des pressions, évitant les surcharges localisées.
3. Inflammation et déséquilibres métaboliques
Mécanismes :
Inflammation locale ou systémique : Les cytokines pro-inflammatoires modifient la viscosité de la matrice extracellulaire, augmentant les frictions inter-plans (Stecco, 2015).
Dans l’endométriose, l’inflammation chronique altère la matrice, favorisant les adhérences et les douleurs (De Ziegler et al., 2023).
Déséquilibres métaboliques : Une mauvaise hydratation ou un déséquilibre hormonal peut réduire la qualité de la matrice, augmentant la sensibilité aux contraintes (Langevin, 2016).
Les sièges dynamiques favorisent une meilleure circulation des fluides et une hydratation optimale des fascias.
4. Stress chronique et hypertonie de fond
Mécanismes :
Activation prolongée du système nerveux sympathique : Le stress chronique maintient les fascias en état de tension constante, réduisant leur capacité d’adaptation (Langevin, 2016).
Un patient soumis à un stress chronique peut développer une hypersensibilité des mécanorécepteurs fasciaux, amplifiant la douleur.
Diminution de la proprioception : Une altération de la perception corporelle entraîne des ajustements posturaux moins fins, augmentant les contraintes mécaniques (Stecco, 2015).
Les dispositifs Aporia favorisent une meilleure régulation du tonus fascial grâce à une variabilité posturale.
5. Causes iatrogènes et cicatricielles
Mécanismes :
Rupture locale de la continuité fasciale : Les cicatrices post-chirurgicales ou post-traumatiques peuvent créer des points d’adhérence durables, modifiant les lignes de force (Stecco, 2015).
Une cicatrice d’épisiotomie peut entraîner une restriction de mobilité du fascia périnéal, favorisant les douleurs en position assise.
Les sièges dynamiques aident à restaurer la mobilité autour des cicatrices, réduisant les tensions secondaires.
6. Accumulation des causes : le facteur temps
Mécanismes :
Effet cumulatif : Aucune cause n’agit seule. C’est l’accumulation dans le temps de contraintes mécaniques, inflammatoires et neurovégétatives qui épuise la capacité adaptative du fascia (Langevin, 2016).
Donnée clé : Le fluage devient problématique quand il n’est plus compensé par le mouvement, entraînant une accumulation de déformation (Van der Wal, 2009).
Les dispositifs Aporia agissent sur la variabilité posturale et la récupération, limitant l’accumulation des contraintes.
Références scientifiques
- Langevin, H.M. (2016). Fascia and chronic pain: a mechanistic perspective. Journal of Bodywork and Movement Therapies, 20(4), 801-810.
- Stecco, C. et al. (2015). Fascia: The Tensional Network of the Human Body. Churchill Livingstone.
- Van der Wal, J. (2009). The architecture of the connective tissue in the pelvic region. Journal of Biomechanics, 42(9), 1329-1335.
- De Ziegler, D. et al. (2023). Fascial restrictions in deep endometriosis: a mechanical approach. Human Reproduction, 38(5), 892-901.
- Robert, R. et al. (2019). Pudendal nerve entrapment: the role of fascial restrictions. Journal of Pelvic Pain, 15(3), 211-220.
