1. De l’assise fixe à l’interface adaptable
Une assise fixe fournit une géométrie d’appui qui ne se transforme pas avec les déplacements du bassin. La personne doit donc rechercher elle-même des équilibres successifs en adaptant sa posture ou en créant des ponts d’appui.
Certes, cette géométrie fixe peut fournir une base prévisible pour certaines tâches. Toutefois, chaque équilibre obtenu reste lié au maintien d’une posture particulière et devient intenable dans la durée lorsque cette posture immobilise durablement la même configuration corporelle et les mêmes territoires d’appui.
À l’inverse, une assise dynamique stable ne cherche ni à immobiliser la personne dans une posture d’équilibre ni à lui imposer une instabilité permanente. Elle lui donne accès à plusieurs configurations d’équilibre contrôlables, compatibles avec la tâche et avec ses ajustements spontanés.
- Assise statique — Géométrie d’appui fixe obligeant la personne à rechercher successivement des équilibres posturaux précaires et intenables dans la durée.
- Assise dynamique stable Aporia® — Pluralité de configurations d’équilibre accessibles et contrôlables au sein d’un cône de stabilité, préservant la mobilité indépendante des hanches droite et gauche et, si les pieds participent à l’appui, des chevilles droite et gauche.
- Assise dynamique instable — Immobilise ou solidarise ces mêmes régulateurs, empêchant leurs ajustements différenciés, quels que soient les mouvements ou corrections que le support impose par ailleurs.
La distinction essentielle ne se situe donc pas entre immobilité et mobilité, mais entre préservation et immobilisation des régulateurs de l’équilibration humaine — les hanches et les chevilles.
2. Que signifie « assise dynamique » ?
Le terme « assise dynamique » est employé dans la littérature et dans le commerce pour des supports très différents. Le référentiel SBNFA™ distingue cependant l’assise dynamique stable, qui préserve la mobilité indépendante des hanches droite et gauche et, lorsque les pieds participent à l’appui, celle des chevilles droite et gauche — et donne ainsi accès à plusieurs configurations d’équilibre contrôlables —, de l’assise dynamique instable, qui immobilise ou solidarise ces mêmes régulateurs, empêchant leurs ajustements différenciés, quels que soient les mouvements que le support produit ou impose par ailleurs.
Cette variation peut notamment concerner l’inclinaison du dossier, l’orientation du plateau, le déplacement du bassin, l’articulation de certains éléments ou la redistribution des zones d’appui.
Le caractère dynamique ne dépend toutefois pas uniquement de l’amplitude du mouvement. Une variation de faible amplitude peut en effet modifier progressivement les pressions et les déformations si elle change la localisation, la direction ou la durée des charges.
À l’inverse, un mouvement important mais imposé peut ne pas être fonctionnel s’il perturbe la tâche, augmente l’effort musculaire ou réduit la sensation de sécurité.
La question pertinente n’est donc pas seulement : le siège bouge-t-il ? Elle est également : le mouvement est-il contrôlable, utile, compatible avec la tâche et susceptible de modifier les conditions mécaniques locales ?
3. Ce que produit mécaniquement un changement d’appui
Un changement de configuration peut modifier simultanément la surface de contact, la localisation des pressions maximales, la direction des forces et la déformation des tissus. Il peut également déplacer certaines compressions ou certains cisaillements et modifier la sollicitation des muscles stabilisateurs.
Ces effets ne correspondent pourtant pas nécessairement à une diminution globale des contraintes. Une charge réduite dans une région peut en effet être transférée vers une autre.
L’inclinaison du dossier, la rotation du bassin ou la modification de l’appui sous les cuisses peuvent ainsi redistribuer la charge sans la supprimer. L’effet dépend par ailleurs de la géométrie du support, de la posture de la personne et des propriétés des tissus.
Dans une étude portant sur des articulations de siège, par exemple, des modifications de l’inclinaison du plateau et du dossier ont changé la distribution des pressions et certains indicateurs de perfusion dans les conditions étudiées (Scott & Bush, 2022).
Cette observation montre donc que l’assise dynamique doit être analysée comme une redistribution spatiotemporelle des contraintes, et non comme une simple diminution universelle de la pression.
4. Pression d’interface et perfusion
La pression d’interface constitue certes un indicateur utile pour étudier la relation entre le corps et le support. Elle ne suffit toutefois pas à déterminer l’état des tissus profonds.
Les études de Makhsous et al. montrent notamment que la conception du siège et les matériaux utilisés peuvent modifier la distribution des pressions et certains indicateurs de perfusion dans la région fessière et les cuisses (Makhsous et al., 2012).
Dans une étude menée auprès de personnes présentant une lésion médullaire et de témoins valides, Makhsous et al. (2007) ont également comparé une position habituelle à plusieurs manœuvres de soulagement. Un soulagement ponctuel de la pression ne garantissait cependant pas nécessairement une récupération complète et immédiate de la perfusion (Makhsous et al., 2007).
Ces résultats permettent ainsi d’établir plusieurs niveaux :
- une assise peut modifier la pression d’interface ;
- une modification de pression peut être associée à une variation de perfusion ;
- la perfusion mesurée ne résume pas toute la réponse tissulaire ;
- un effet de laboratoire ne constitue pas automatiquement un bénéfice clinique général.
Dans l’étude de Makhsous et al. (2012), menée auprès de quinze femmes jeunes et en bonne santé, les cinq conceptions de sièges testées modifiaient la distribution des pressions et certains indicateurs de perfusion. Toutefois, la courte durée des essais et les caractéristiques de cette population ne permettent pas de généraliser ces résultats à toutes les personnes ni à toutes les situations d’assise.
5. L’alternance mécanique
Une assise dynamique peut permettre une alternance entre plusieurs configurations d’appui.
Cette alternance peut en particulier modifier la durée d’exposition d’une même zone, la direction des forces, la localisation des contraintes maximales et la déformation des tissus.
Elle peut également modifier les tensions transmises aux muscles et à la matrice extracellulaireMatrice extracellulaireLa matrice extracellulaire est le réseau qui entoure les cellules d’un tissu. Dans les fascias, elle associe des fibres, surtout de collagène, à une substance fondamentale très hydratée, et donne au tissu ses propriétés mécaniques.Lire la fiche complète : Matrice extracellulaire. Toutefois, son effet dépend de plusieurs paramètres : l’amplitude du mouvement, la fréquence des changements, la durée des phases, la localisation des zones déchargées et le temps disponible pour la récupération.
Une étude consacrée à un support tubéral dynamique a par exemple examiné une alternance de charge sous les tubérosités ischiatiques et des mesures de perfusion des tissus superficiels et sous-cutanés. Dans les conditions expérimentales étudiées, les ajustements du support modifiaient la charge sous les zones ischiatiques et étaient associés à des variations de l’apport sanguin local (van Geffen et al., 2010).
Cette étude documente le principe d’une redistribution dynamique. Elle ne permet cependant pas de généraliser son résultat à toutes les assises, à toutes les populations ou à toutes les formes de mobilité.
Ce type de support relève du mouvement produit par le dispositif, pas du mouvement permis par la personne : c’est un mécanisme utile à connaître, mais ce n’est pas le modèle que cet article retient comme référence.
6. Micromouvements et variabilité adaptable
Les micromouvementsMicro-mouvementsDéplacements de faible amplitude pouvant participer aux ajustements posturaux continus et faire varier les appuis et les contraintes sans changement complet de position.Lire la fiche complète : Micro-mouvements peuvent modifier progressivement les zones de pression maximale, l’orientation du bassin, la distribution des appuis et les tensions transmises aux tissus.
Ils peuvent également réduire, déplacer ou interrompre temporairement certaines compressions locales. Un ajustement de faible amplitude peut donc avoir un effet mécanique lorsqu’il modifie effectivement la localisation ou la direction des charges.
En d’autres termes, l’intérêt potentiel des micromouvements ne repose pas nécessairement sur leur amplitude. Il peut en revanche résider dans leur capacité à introduire une variation dans le temps, dans l’espace et dans la direction des contraintes.
Cette variabilité ne garantit pas à elle seule une amélioration de la perfusion ou du confort. Elle peut cependant contribuer à éviter le maintien prolongé d’une même combinaison de pression, de déformation et de cisaillementCisaillementLe cisaillement est une déformation produite par des forces parallèles ou tangentielles à une surface, qui font glisser l’une par rapport à l’autre des couches ou des régions voisines d’un tissu.Lire la fiche complète : Cisaillement, lorsqu’elle modifie réellement les zones chargées.
La dynamique utile ne se définit donc pas par la quantité de mouvement produite, mais par la possibilité effective de faire varier les configurations mécaniques.
7. Mouvement actif, passif et permis
Il faut distinguer trois modes de mobilité.
Mouvement actif
Dans ce cas, la personne produit le mouvement et peut contrôler son amplitude, sa direction, sa durée et son interruption.
Mouvement passif
À l’inverse, le support modifie la configuration du corps sans participation importante de la personne. Ce mouvement peut redistribuer les charges, mais il peut aussi perturber la tâche ou augmenter l’effort nécessaire pour stabiliser le corps. Dans le référentiel SBNFA™, un support qui produit le mouvement à la place du sujet relève d’une dynamique imposée : il ne suffit pas à établir l’existence d’une variabilité adaptable.
Mouvement permis
Entre l’immobilité imposée et l’instabilité imposée existe enfin une troisième logique : celle d’un support qui autorise le mouvement sans le provoquer en permanence.
Autrement dit, dans la logique défendue ici, une assise adaptable ne fait pas bouger la personne à sa place : elle lui laisse une marge d’action et d’exploration. Le sujet conserve alors la possibilité de déclencher, doser, orienter ou interrompre ses ajustements selon la tâche et ses perceptions.
Cette notion de mouvement permis constitue ainsi le cœur original d’A11.
8. Stabilité adaptable et instabilité imposée
Dans la logique défendue ici, une assise adaptable fournit une base de soutien suffisamment prévisible tout en permettant certains changements de configuration.
Elle ne cherche pas à rendre le corps instable. Elle cherche à offrir une mobilité contrôlable, compatible avec la précision, la sécurité et la tâche. Plus précisément, au sens du référentiel SBNFA™, une assise est stable lorsqu’elle préserve la mobilité indépendante des hanches droite et gauche et, lorsque les pieds participent à l’appui, celle des chevilles droite et gauche ; elle devient instable dès lors qu’elle immobilise ou solidarise ces régulateurs, empêchant leurs ajustements différenciés.
En revanche, une instabilité imposée peut augmenter l’activité musculaire, la demande attentionnelle et les corrections posturales. Elle peut également réduire la sensation de sécurité ou perturber le travail.
À l’inverse, une mobilité permise laisse la personne décider de l’opportunité du mouvement. Le sujet peut maintenir une configuration lorsqu’elle est adaptée, puis la modifier lorsqu’une autre configuration devient plus confortable ou mécaniquement préférable.
Cette distinction est en particulier importante pour l’analyse des solutions d’« active sitting » et des postes de travail associés. La littérature disponible reste néanmoins hétérogène et ne permet pas de conclure que toutes les solutions actives produisent les mêmes effets (Pearse et al., 2024).
9. Ce que confirme le référentiel SBNFA™
Le référentiel SBNFA™ de Blue Portance nomme ce que les sections précédentes viennent de décrire. Une assise statique impose une succession d’équilibres précaires, intenables dans la durée. Une assise dynamique stable préserve la mobilité indépendante des hanches droite et gauche et, lorsque les pieds participent à l’appui, celle des chevilles droite et gauche — au sens Aporia®, cela rend accessibles plusieurs configurations d’équilibre contrôlables au sein d’un cône de stabilité : c’est la stabilité adaptable et le mouvement permis définis plus haut. À l’inverse, une assise devient instable dès lors qu’elle immobilise ou solidarise ces régulateurs, empêchant leurs ajustements différenciés : c’est l’instabilité imposée décrite à la section 8.
En effet, une assise fixe (section 1) ne fige pas la personne : elle la contraint à chercher elle-même des équilibres successifs — incliner le tronc, poser un coude, s’appuyer sur le bureau. Chacun de ces équilibres reste précaire et intenable dans la durée, car le maintenir immobilise une même configuration. Hors configuration exceptionnelle d’auto-stabilisation structurelle, l’équilibre posturalÉquilibre posturalL’équilibre postural est la capacité à maintenir ou à rétablir la projection du centre de masse à l’intérieur de la base d’appui, en situation statique comme en mouvement. En position assise, il met en jeu le tronc, le bassin et les hanches.Lire la fiche complète : Équilibre postural humain ne se fige d’ailleurs jamais : il se régule en permanence.
Préserver les régulateurs de l’équilibre
Le mouvement permis (section 7) et la stabilité adaptable (section 8) décrivent la réponse SBNFA™ à cette contrainte : préserver la mobilité indépendante des hanches droite et gauche et, lorsque les pieds participent à l’appui, des chevilles droite et gauche, en rendant accessibles plusieurs configurations d’équilibre contrôlables à l’intérieur d’un cône de stabilité. À l’inverse, un mouvement produit par le support plutôt que piloté par la personne — le mouvement passif de la section 7, l’instabilité imposée de la section 8 — immobilise ou solidarise ces mêmes régulateurs, empêchant leurs ajustements différenciés : il ajoute une charge de compensation sans procurer cet accès.
C’est finalement ce triple régime — assise statique, assise dynamique stable, assise dynamique instable — que ce référentiel retient pour évaluer toute assise, y compris celles présentées comme « actives » ou « dynamiques » dans la littérature.
10. Individualisation de la réponse
La réponse à une assise dynamique dépend notamment de l’anatomie, de la masse corporelle, de l’épaisseur des tissus mous, de la mobilité du bassinMobilité du bassinLa mobilité du bassin est sa capacité à changer d’orientation par rapport au rachis et aux fémurs : vers l’avant ou vers l’arrière (antéversion, rétroversion), sur le côté (bascule latérale) et en rotation.Lire la fiche complète : Mobilité du bassin, du contrôle du tronc, de la sensibilité, de la tâche et des propriétés du support.
Dans une étude exploratoire par IRM portant sur six participants et six coussins de fauteuil roulant, Brienza et al. (2018) ont observé que la déformation tridimensionnelle des tissus dépendait à la fois de l’anatomie du participant et du coussin utilisé. Ainsi, aucun des coussins évalués ne produisait la plus faible déformation chez tous les participants (Brienza et al., 2018).
Cette étude soutient l’importance de l’individualisation, mais son effectif réduit invite à la prudence.
L’assise dynamique ne peut donc pas être évaluée indépendamment de la personne qui l’utilise. Un mouvement utile pour un sujet peut en effet être inutile, insuffisant ou perturbant pour un autre.
11. Évaluer une assise dynamique
L’évaluation d’une assise dynamique ne peut pas reposer sur un indicateur unique.
C’est pourquoi le référentiel SBNFA™ structure cette évaluation autour de sept fonctions complémentaires, présentées dans la figure suivante.
En pratique ergonomique
On peut notamment observer :
- la stabilité ;
- le confort ;
- la facilité des ajustements ;
- la liberté de mouvement ;
- la compatibilité avec la tâche ;
- la capacité de repositionnement ;
- la perception de sécurité.
En recherche ou dans un contexte spécialisé
On peut également étudier :
- la pression d’interface ;
- la distribution des charges ;
- la direction des gradients de pression ;
- la déformation interne ;
- la perfusion ;
- l’oxygénation ;
- l’activité musculaire ;
- les mouvements du bassin et du tronc.
Les mesures de pression et de perfusion apportent des informations différentes. Ainsi, une diminution de la pression ne permet pas à elle seule de conclure à une récupération tissulaire complète.
12. Les quatre niveaux d’interprétation
- Mécanique — Une assise dynamique peut modifier la distribution, la direction et la durée des pressions, des contraintes et des déformations.
- Fluidique — Ces modifications mécaniques peuvent influencer localement les pressions interstitielles et certains déplacements de fluides.
- Physiologique — Elles peuvent être associées à des variations de perfusion ou d’oxygénation dans certaines conditions expérimentales.
- Clinique — Un bénéfice sur la douleur, le confort ou la santé tissulaire doit être démontré séparément.
En somme, cette hiérarchie protège l’article contre une extrapolation directe entre un mécanisme observé et une promesse clinique.
13. Ce qu’il faut retenir
En définitive, une assise dynamique pertinente ne fait pas bouger la personne à sa place. Elle permet de modifier les appuis, l’orientation du bassin et la répartition des contraintes lorsque cela est nécessaire.
Son intérêt potentiel repose sur l’accès contrôlable à plusieurs configurations d’équilibre, compatibles avec la tâche, plutôt que sur une instabilité ou une agitation permanente.
La dynamique utile n’est pas le mouvement permanent, mais la possibilité effective d’un ajustement contrôlé.
Bilan de l’article
Une assise dynamique ne se définit donc ni par la quantité de mouvement qu’elle produit ni par l’instabilité qu’elle impose. Sa pertinence dépend en réalité de sa capacité à permettre des changements de configuration contrôlables qui modifient réellement les appuis et restent compatibles avec la tâche.
L’enjeu est ainsi de rendre accessibles plusieurs configurations d’équilibre au sein d’un cône de stabilité : une base prévisible depuis laquelle la personne peut déclencher, doser, orienter ou interrompre ses ajustements.
Par ailleurs, les données disponibles montrent que certaines configurations de siège, articulations et alternances de décharge peuvent modifier les pressions d’interface et certains indicateurs de perfusion dans les conditions étudiées (Makhsous et al., 2007, 2012 ; van Geffen et al., 2010 ; Scott & Bush, 2022).
Ces résultats ne valident pas automatiquement toutes les formes d’assise dynamique. Ils montrent cependant qu’une assise peut être étudiée comme une interface mécanique capable de modifier la durée, la localisation et la direction des contraintes.
Références scientifiques
Individualisation et déformation tissulaire
- Brienza, D. M., Vallely, J. J., Karg, P. E., Akins, J. S., & Gefen, A. (2018). An MRI investigation of the effects of user anatomy and wheelchair cushion type on tissue deformation. Journal of Tissue Viability, 27(1), 42–53. https://doi.org/10.1016/j.jtv.2017.04.001
Position assise, pression d’interface et perfusion
- Makhsous, M., Priebe, M., Bankard, J., et al. (2007). Measuring tissue perfusion during pressure relief maneuvers: insights into preventing pressure ulcers. The Journal of Spinal Cord Medicine, 30(5), 497–507. https://doi.org/10.1080/10790268.2007.11754584
- Makhsous, M., Lin, F., Hanawalt, D., Kruger, S. L., & LaMantia, A. (2012). The effect of chair designs on sitting pressure distribution and tissue perfusion. Human Factors, 54(6), 1066–1074. https://doi.org/10.1177/0018720812457681
- Scott, J., & Bush, T. R. (2022). Shifting loads as a result of chair articulations and associated perfusion responses in the context of pressure injuries: an investigation with able-bodied individuals. Journal of Tissue Viability, 31(1), 104–111. https://doi.org/10.1016/j.jtv.2021.10.001
- van Geffen, P., Reenalda, J., Veltink, P. H., & Koopman, B. F. J. M. (2010). The effects of a dynamic tuberal support on ischial buttock load and pattern of blood supply. IEEE Transactions on Neural Systems and Rehabilitation Engineering, 18(1), 29–37. https://doi.org/10.1109/TNSRE.2009.2039384
Assise active et postes de travail
- Pearse, S., Léger, M., Albert, W. J., & Cardoso, M. (2024). Active workstations: a literature review on workplace sitting. Journal of Bodywork and Movement Therapies, 38, 406–416. https://doi.org/10.1016/j.jbmt.2024.01.001
