1. On vous a dit de « bien vous tenir ». Et si le problème venait de là ?
Pendant des années, les recommandations en ergonomie ont répété le même message : « Tenez-vous droit, gardez le dos bien aligné, les pieds à plat, les coudes à 90°. » En théorie, cette posture dite « correcte » devait protéger le dos, prévenir les TMS et rendre l’assise plus confortable.
En pratique, un constat s’impose : malgré toutes ces consignes, les douleurs augmentent. Lombalgies, cervicalgies, tensions d’épaules, douleurs de bassin, fatigue musculaire… La posture assise classique, même « bien réglée », reste difficilement supportable sur la durée.
La raison est simple et dérangeante : le corps humain n’est pas fait pour rester immobile, même dans une posture parfaite sur le papier.
2. Le rôle oublié du bassin : le chef d’orchestre de l’équilibre
En position debout, l’équilibre est assuré par un système extrêmement fin : les chevilles, les hanches et la colonne vertébrale travaillent de concert pour maintenir le centre de gravité dans une zone de stabilité. Au cœur de ce système, le bassin joue un rôle central.
- Il reçoit les ajustements venus des pieds et des hanches,
- Il redistribue les compensations vers le tronc et la colonne,
- Il permet au corps de rester debout avec un minimum d’effort musculaire.
Autrement dit, le bassin est un régulateur, pas un bloc rigide. Il accompagne en permanence de petits mouvements de bascule, d’inclinaison, de rotation. Ce sont ces micro-ajustements permanents qui permettent à l’ensemble du système locomoteur de rester fluide, économe et indolore.
3. Ce qui se passe quand on s’assoit sur un siège classique
En position assise traditionnelle, tout change :
- La base d’appui se réduit aux ischions (les « os des fesses »),
- Les hanches sont bloquées en flexion,
- Le bassin est calé contre un dossier ou figé sur une surface plane,
- Les pieds ne participent plus vraiment à l’équilibre.
Résultat : le bassin ne peut plus jouer son rôle de gestionnaire des compensations posturales. Il est enfermé dans une position quasi fixe. Les ajustements qui, debout, se répartissaient dans tout le corps, se retrouvent maintenant coincés dans quelques zones.
C’est là que le cercle vicieux commence :
- Les muscles profonds se mettent en hypertonie pour « tenir » la posture,
- Les fascias perdent leur capacité de glissement,
- Les nerfs sont soumis à des contraintes mécaniques indirectes,
- Les disques intervertébraux subissent des pressions prolongées, toujours au même endroit.
4. Immobilité + support rigide = une machine à fabriquer des TMS
Quand on reste assis sur un support rigide et immobile, deux choses se produisent simultanément :
- Le système postural est désactivé Les muscles stabilisateurs du tronc, habitués à travailler dans le mouvement, sont contraints à une contraction statique ou, au contraire, se mettent « en veille ». La régulation fine de l’équilibre ne fonctionne plus.
- Les contraintes internes s’accumulent La circulation sanguine se ralentit, les tissus se déshydratent, les ligaments se rigidifient, les fascias adhèrent, les nerfs deviennent hypersensibles.
À moyen et long terme, cela se traduit par :
- Troubles musculo-squelettiques (TMS),
- Douleurs lombaires, cervicales et interscapulaires,
- Syndromes myofasciaux (points gâchettes, muscles « en nœud »),
- Douleurs pelviennes et coccygiennes,
- Sensation de raideur généralisée, fatigue et inconfort permanent.
La posture assise classique devient pathogène non pas parce que vous vous asseyez « mal », mais parce qu’elle vous impose l’immobilité et prive le bassin de sa fonction régulatrice.
5. Le vrai problème n’est pas la « mauvaise posture », mais l’absence de mouvement
La plupart des approches en ergonomie cherchent encore « la bonne posture assise ». Avec le recul biomécanique, un constat s’impose :
Il n’existe pas de posture assise idéale, durablement supportable, si elle reste immobile.
Ce qui rend l’assise pathogène, ce n’est pas seulement la forme du siège ou l’angle du dossier, mais :
- La perte de micro-mouvements,
- L’impossibilité pour le bassin d’ajuster en continu l’alignement du corps,
- La désactivation du système de stabilisation naturelle,
- La fixation des contraintes dans quelques zones sursollicitées.
Autrement dit : ce n’est pas la posture qui compte, c’est la capacité du corps à la réguler en mouvement.
6. Pourquoi les TMS explosent en position assise prolongée
Les TMS (troubles musculo-squelettiques) sont souvent attribués à de « mauvaises postures », à un bureau mal réglé ou à un siège inadéquat. Ces facteurs jouent un rôle, bien sûr, mais ils ne suffisent pas à expliquer l’ampleur du phénomène.
La clé, c’est le lien entre :
- Perte de mobilité du bassin (bassin figé par l’assise),
- Absence de régulation des compensations (plus de diffusion des tensions),
- Accumulation de contraintes mécaniques et tissulaires.
Le système locomoteur ne joue plus son rôle d’absorbeur et de répartiteur des charges. La position assise prolongée devient alors un terrain idéal pour l’apparition de TMS : les contraintes ne circulent plus, elles se fixent et se transforment en douleurs chroniques.
7. Comment sortir de l’impasse de l’assise classique ?
Pour sortir de ce cercle vicieux, il ne suffit pas de changer de coussin ou de rajouter un support lombaire. Il faut changer de paradigme :
- Passer d’une posture figée à une posture régulée en mouvement,
- Redonner au bassin sa mobilité et son rôle central dans l’équilibre,
- Permettre au corps de rester dans une zone de stabilité dynamique au lieu de lutter contre une immobilité imposée.
C’est précisément là qu’intervient l’approche Aporia® et sa logique de Bioactive Seating™ : non pas corriger une posture, mais recréer en position assise les conditions biomécaniques de l’équilibre debout.
8. Aporia® : quand l’assise redevient un mouvement régulé
Les assises classiques restent passives : elles supportent le corps, mais ne participent pas à sa régulation. À l’inverse, l’ExoBase Aporia® a été conçue pour :
- Restaurer les micro-mouvements du bassin grâce à une base incurvée,
- Accompagner les ajustements fins via quatre pads multi-articulés,
- Maintenir un équilibre dynamique où l’on ne peut plus « s’avachir »,
- Préserver le glissement tissulaire et la circulation, essentiels pour éviter l’inflammation chronique.
Ainsi, la position assise n’est plus un état figé, mais un processus de régulation active : le corps peut bouger, se rééquilibrer, respirer. Les tensions ne s’accumulent plus, elles sont continuellement redistribuées.
9. En résumé : ce n’est pas vous, c’est votre assise
Si vous avez tout essayé – chaises ergonomiques, réglages minutieux, coussins « mémoire de forme » – sans obtenir un soulagement durable, ce n’est pas un échec de votre part.
Le véritable problème, c’est un modèle d’ergonomie fondé sur l’immobilité.
Tant que le bassin reste figé, que les micro-mouvements sont empêchés et que la régulation posturale est désactivée, la posture assise continuera d’être une source majeure de douleurs et de TMS.
La solution n’est donc pas simplement de « mieux se tenir », mais de réintroduire le mouvement au cœur de l’assise, en redonnant au bassin son rôle de chef d’orchestre.
C’est exactement la vocation d’Aporia® : transformer la position assise en équilibre dynamique, où le corps peut enfin faire ce pour quoi il est conçu : bouger pour rester en bonne santé.
Envie d’aller plus loin ?
Découvrez comment les assises Aporia® recréent en position assise les mécanismes naturels d’équilibre, et comment elles peuvent vous aider à sortir durablement du cercle vicieux des douleurs en position assise.
